Un tigre dans l’avion

Je l’avoue, une des mes occupations lors des longs vols, est bien souvent de regarder les derniers films à l’affiche… Il n’y avait cependant rien de très intéressant lors de ce transit entre Londres et New-York. J’ai alors décidé d’occuper autrement ces 7h30 de survol de l’Atlantique, en ouvrant le livre « Le tigre » de John Vaillant, glissé à la hâte dans mon sac juste avant de quitter mon domicile. Quatre heures plus tard, après avoir été interrompu cinq fois par ma voisine britannique désirant se rendre aux toilettes, les 428 pages de cet ouvrage étaient terminées…

Résumé : Hiver 1997. Un habitant d’un village isolé dans les forêts de l’Extrême-Orient russe, proche de la frontière chinoise, se fait dévorer par un tigre de Sibérie. Le comportement quasiment humain du fauve laisse à penser qu’il poursuit une sorte de vengeance. Iouri Trouch et ses hommes de « l’inspection Tigre » se lancent sur la piste du dangereux animal, afin d’éviter de nouvelles victimes. John Vaillant suit l’équipe d’inspecteurs dans leur traque du tigre, à travers la forêt dense et le froid mordant. La population de cette région, minée par la pauvreté et les dures conditions de vie, s’est tournée vers le braconnage et l’abattage illégal de la forêt pour survivre. Elle a contribué à la disparition progressive du tigre de l’Amour (ou de Sibérie), qui figure aujourd’hui sur le liste rouge des espèces menacées en Russie. A travers ce récit d’aventure haletant, basé sur une histoire vraie, Vaillant révèle la dévastation économique, culturelle et environnementale de la Russie post-soviétique.

Je dois avouer (oui une seconde fois), que j’ai dû tenter de retenir quelques larmes, alors que je refermais le livre…

« Excusez-moi, je souhaiterai me rendre aux toilettes. »
« Bien sûr Madame » lui répondis-je (pour la 6ème fois ;-))

Quelques minutes plus tard, j’avais le sentiment au fond de moi que je n’aurai peut-être pas dû lire ce livre bouleversant, émouvant et surtout édifiant, quand à la place de l’homme sur cette planète.

« Tandis que, dans la clairière, l’homme distingue les contours familiers de sa demeure, son chien se met soudain à l’arrêt. Ils chassent ensemble depuis longtemps et l’homme n’a aucun mal à comprendre qu’une créature rôde aux alentours de la cabane. Alors dans la nuit noire retentit un grondement qui semble venir de partout à la fois. »

► En savoir plus sur ce livre, son auteur et l’éditeur ici.

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