Littérature

Livre « Antarctique voyage en péninsule »

C’est avec un immense plaisir que nous vous annonçons la sortie de notre livre « Antarctique, voyage en péninsule » !

Il aura fallu près de deux ans de travail, pour que les 128 pages de cet ouvrage commun consacré à la péninsule Antarctique et aux îles Shetland du Sud, voient enfin le jour.

Fruit d’un travail collaboratif, ce livre-photos a été réalisé à huit, tous guides habitués des voyages polaires et avant tout amis. Destiné à vous faire voyager en péninsule Antarctique comme si vous y étiez, il vous emmènera de la Terre de Feu jusqu’au continent blanc après avoir franchi le passage de Drake. A l’aide de photographies, nous avons souhaité dresser un portrait des plus beaux sites de cette région du monde, tout en évoquant leur histoire, la faune et la flore que l’on y rencontre, et bien sûr les glaces…

Merci à Alain, Sophie, Petra, José, Nicolas et surtout Raphaël, coordinateur du projet, pour ce travail d’équipe passionnant, qui se concrétise enfin !

► Informations techniques et commande dans la rubrique Boutique.

Un tigre dans l’avion

Je l’avoue, une des mes occupations lors des longs vols, est bien souvent de regarder les derniers films à l’affiche… Il n’y avait cependant rien de très intéressant lors de ce transit entre Londres et New-York. J’ai alors décidé d’occuper autrement ces 7h30 de survol de l’Atlantique, en ouvrant le livre « Le tigre » de John Vaillant, glissé à la hâte dans mon sac juste avant de quitter mon domicile. Quatre heures plus tard, après avoir été interrompu cinq fois par ma voisine britannique désirant se rendre aux toilettes, les 428 pages de cet ouvrage étaient terminées…

Résumé : Hiver 1997. Un habitant d’un village isolé dans les forêts de l’Extrême-Orient russe, proche de la frontière chinoise, se fait dévorer par un tigre de Sibérie. Le comportement quasiment humain du fauve laisse à penser qu’il poursuit une sorte de vengeance. Iouri Trouch et ses hommes de « l’inspection Tigre » se lancent sur la piste du dangereux animal, afin d’éviter de nouvelles victimes. John Vaillant suit l’équipe d’inspecteurs dans leur traque du tigre, à travers la forêt dense et le froid mordant. La population de cette région, minée par la pauvreté et les dures conditions de vie, s’est tournée vers le braconnage et l’abattage illégal de la forêt pour survivre. Elle a contribué à la disparition progressive du tigre de l’Amour (ou de Sibérie), qui figure aujourd’hui sur le liste rouge des espèces menacées en Russie. A travers ce récit d’aventure haletant, basé sur une histoire vraie, Vaillant révèle la dévastation économique, culturelle et environnementale de la Russie post-soviétique.

Je dois avouer (oui une seconde fois), que j’ai dû tenter de retenir quelques larmes, alors que je refermais le livre…

« Excusez-moi, je souhaiterai me rendre aux toilettes. »
« Bien sûr Madame » lui répondis-je (pour la 6ème fois ;-))

Quelques minutes plus tard, j’avais le sentiment au fond de moi que je n’aurai peut-être pas dû lire ce livre bouleversant, émouvant et surtout édifiant, quand à la place de l’homme sur cette planète.

« Tandis que, dans la clairière, l’homme distingue les contours familiers de sa demeure, son chien se met soudain à l’arrêt. Ils chassent ensemble depuis longtemps et l’homme n’a aucun mal à comprendre qu’une créature rôde aux alentours de la cabane. Alors dans la nuit noire retentit un grondement qui semble venir de partout à la fois. »

► En savoir plus sur ce livre, son auteur et l’éditeur ici.

Livre Instants d’une vie au bord du monde

Et bien voilà, c’est fait ! Alors que je bouillais d’impatience de vous l’annoncer depuis plusieurs mois, je peux aujourd’hui officiellement vous en faire part ; mon livre Instants d’une vie au bord du monde vient de paraître.

C’est, vous vous en doutez, avec un immense (le mot est trop faible) bonheur que je vois enfin ce projet arriver à son terme, trois ans après mon retour d’hivernage à Dumont d’Urville en Terre Adélie.

Cet ouvrage, accompagné d’une soixantaine de photos, reprend mes écrits quasi quotidiens de cette formidable aventure scientifique et humaine, que j’ai vécu quinze mois durant en Antarctique. Si à l’origine il n’était pas prévu de les publier, j’ai peu à peu après mon retour, décidé de laisser une trace aux amis, proches, curieux, rêveurs ou tout simplement amoureux des grands espaces et de la nature.

Je tiens à exprimer un grand merci aux Editions de l’Escargot Savant, sans qui ce projet qui me tenait particulièrement à cœur n’aurait jamais vu le jour. Merci également à Stéphane Victor pour sa préface, ainsi qu’à Agnès et Pierre pour leur aide à la finition de ce livre.

Toutes les informations (aspects techniques, résumé, achat…) sur le livre sont consultables dans la rubrique « Boutique ».

Fridtjof Nansen vers le pôle

Fridtjof NansenS’il y a bien un outil que je bénis parfois, c’est internet ! Il y a en effet un mois de cela, je suis (enfin) tombé sur un livre que je cherchais depuis longtemps : le récit de Fridtjof Nansen et de son expédition vers le pôle Nord. A l’origine de la première expédition polaire norvégienne, Nansen a réussi l’exploit scientifique et humain de s’approcher du pôle plus que quiconque avant lui. Parti avec son navire le Fram, il s’est d’abord laissé entraîner par la dérive, avant de s’approcher du point mythique avec son compagnon Hjalmar Johansen sur la banquise jusqu’à atteindre 86°15′.
Trois ans après leur départ, les deux hommes seront recueillis par une expédition britannique. Le Fram, pendant ce temps, a poursuivi sa longue dérive dans les glaces avant de s’en libérer. Le 9 septembre 1896, Nansen, Johansen et le Fram font une entrée triomphale dans le port de Christiana (plus tard rebaptisée Oslo) comme en témoigne l’explorateur lui-même : « La capitale de la Norvège nous fait une réception dont un prince eût été fier. Le canon tonne, les acclamations retentissent, les pavillons battent partout au vent… »

Bien plus tard, le 1er septembre 1921, il devient le premier «haut-commissaire pour les réfugiés» de la Société des Nations. Le 5 juillet 1922, un accord international conclu à Genève créé le «passeport Nansen», qui permet à des personnes déplacées de retrouver une identité. Ce document sera reconnu par 54 pays et servira notamment à des centaines de milliers de Russes, Juifs, Grecs, Turcs et Arméniens à s’établir dans le pays de leur choix. Pour cette action, il reçoit le Prix Nobel de la paix le 10 décembre 1922. De 1921 à 1923, il fut également le responsable de l’aide alimentaire de la Croix-Rouge dans les régions de la Volga et du sud de l’Ukraine.

Nansen décèdera d’une embolie cérébrale, le 13 mai 1930 à Lysaker, dans les environs d’Oslo. En son hommage, on va jusqu’à baptiser des cratères sur la Lune et sur Mars de son nom.
Alors que dire sur cet homme ? Difficile de tout résumer ici. Que dire aussi de cet ouvrage (qui se trouve être traduit en français) acheté sur internet à un particulier ? Je commence donc ma collection de vieux livres avec celui-ci, aux bordures de pages dorées, aux quelques tâches de gras et surtout, surtout, l’odeur du vieux livre qui s’échappe à chaque page qui se tourne. L’odeur du vieux livre qui a vécu, l’odeur du vieux livre qui retrace une vie…

« La glace et le long clair de lune des nuits polaires semblent le rêve lointain d’un autre monde, un rêve qui s’est évanoui. Mais que serait la vie sans les rêves ? »
Fridtjof Nansen

Livre de Nansen « Vers le Pôle »

Livre de Nansen "Vers le Pôle"

Roald Amundsen, ce géant polaire

« Tu seras médecin » lui avait dit sa mère. Mais il en sera tout autre pour ce géant de l’exploration polaire. Roald Amundsen passera plusieurs années de son adolescence à dévorer les récits polaires, tout en s’exerçant au ski et à la survie en conditions extrêmes dans ses montagnes norvégiennes. Après ses entrainements de skieur, il apprendra à être marin, puis partira pour sa première « vraie » expédition avec le belge Adrien de Gerlache pour un hivernage en péninsule Antarctique à bord de la Belgica (1897-1899).
A son retour, il décidera de monter sa propre expédition ; il sera ainsi le premier à franchir le passage du Nord-Ouest de 1903 à 1906 à bord du Gjöa. Expédition au cours de laquelle, il réalisera notamment un raid en solitaire de 2 000 kilomètres en 5 mois, entre le Canada et l’Alaska en plein cœur de l’hiver arctique.
En octobre 1910, il embarque à bord du Fram de Nansen, direction la mer de Ross en Antarctique et le 14 décembre 1911, il atteindra le Pôle Sud après 3 000 kilomètres effectués en 89 jours !
Tout juste rentré au pays, il repart pour une nouvelle expédition dans le but d’atteindre le pôle Nord en se laissant dériver avec la banquise. Il échouera, mais sera le second de l’histoire à franchir le passage du Nord-Est.
En mai 1925, il décolle du Spitzberg dans le but de rejoindre l’Alaska en survolant le pôle Nord avec deux hydravions, mais doit renoncer à quelques kilomètres du but en raison d’ennuis mécaniques. Il retentera en 1926, cette fois-ci à bord d’un dirigeable commandé par l’italien Umberto Nobile, et atteindra les côtes de l’Alaska le 13 mai de la même année.
Un an plus tard, le 23 mai 1927, Nobile repart seul avec un équipage italien, mais le dirigeable l’Italia s’écrase sur la banquise. Amundsen décide de partir à sa recherche avec un hydravion fourni par la France, un Latham 47. Il décollera le 18 juin de Ny-Alesund au Spitzberg, mais ne reviendra jamais…
Le 14 décembre 1928, toute la Norvège célèbre « le jour d’Amundsen », dix-septième anniversaire de la conquête du pôle Sud. Pour la première fois, le grand explorateur ne participe pas à cette journée au milieu de ses compatriotes.

Voilà le « grand » résumé de cet ouvrage fantastique que je viens de finir ce soir « Roald Amundsen, le plus grand des explorateurs polaires » de Jean Mabire aux Editions Glénat. Il est minuit et avant d’aller me coucher, je n’ai qu’un conseil : lisez-le, vous ne vous en remettrez jamais !

 

Au pays du blizzard

Voilà bien longtemps que je souhaitais acquérir le récit de l’explorateur australien Douglas Mawson, me demandant même si je n’allais pas finir par lire la version anglaise. Et voilà qu’en février dernier, les Editions Paulsen nous gratifient de la publication de la version française de cet ouvrage. Après en avoir terminé sa lecture, je confirme ce que je pensais de Mawson : c’était un très grand personnage, trop souvent dans l’ombre de Scott, Amundsen ou encore Shackleton. Je recommande hautement ce livre poignant, témoignage de la force avant tout morale de l’homme, aux limites de la vie et aux portes de l’enfer. J’ai lu L’odyssée de l’Endurance d’Ernest Shackleton, Le pire voyage au monde d’Apsley Cherry-Garrard, mais je place définitivement Au pays du blizzard devant ces deux-là sans pour autant bien évidemment, leur enlever toute leur qualité.

Pour la première fois je crois, un livre m’a profondément ému, bouleversé, parfois choqué par des propos ou des situations souvent très durs, mais surtout vraiment émerveillé de voir ce que l’homme est capable de faire quand il s’est débarrassé du superflu… Cet ouvrage est à lire de toute urgence et les nombreuses photos de Frank Hurley à contempler en silence, pris par l’émotion…

Résumé :
À vingt-six ans, Douglas Mawson contracte le « virus polaire » aux côtés du grand Shackleton. Deux années plus tard, il monte l’Expédition australasienne antarctique (décembre 1911 – février 1914). Les conditions climatiques auxquelles les hommes sont confrontés dès leur arrivée en Terre Adélie défient l’imagination : la vitesse moyenne des vents dépasse quatre-vingts kilomètres heure, avec des pointes à trois cent vingt. Mais les paysages sublimes – cathédrales de glace, séracs déchiquetés, langues de glaciers aux couleurs étonnantes – et la faune – phoques, manchots empereurs, pétrels des neiges – offrent une immense compensation.
Avec une énergie et un courage stupéfiants, nos explorateurs multiplient les raids de reconnaissance, organisant au mieux leur quotidien, ce qui, au Pays du Blizzard, relève de l’exploit. Ils découvrent et cartographient plus de trois mille kilomètres de côte.
À son retour, Mawson relate cet hallucinant périple. Sans effets de manches, il dit la lutte de la survie, les instants tragiques, les moments heureux… À travers son récit, il s’affirme véritablement comme le « Nansen australien » et fait entrer les noms de ses compagnons dans la légende…

550 pages – 15 x 21 cm / ISBN : 9 782916 552149

Couverture du livre Au pays du blizzard de Douglas Mawson