Mouette de Sabine, histoire de sa découverte

La mouette de Sabine est l’une des espèces d’oiseaux se reproduisant en Arctique. Elle se reproduit au cours de l’été arctique en Aslaka, au Canada, au Svalbard, en Russie et au Groenland où cette espèces a été découverte en 1818.

Découverte au Groenland

En 1818, le britannique John Ross est chargée par l’Amirauté d’une nouvelle expédition à la recherche du passage du Nord-Ouest. Le 25 juillet, les deux navires Isabella et Alexander sont dans la baie de Melville au Groenland. L’astronome (mais aussi ornithologue) Edward Sabine, est envoyé avec d’autres membres (dont James Clark Ross) en reconnaissance de trois ilots situés à une trentaine de kilomètres de la côte. Les hommes découvrent de nombreux oiseaux qui y nichent, parmi lesquels des sternes et une sorte de mouette dont certains spécimens furent renvoyés en Angleterre par un navire de chasse à la baleine. En décembre de la même année c’est Joseph Sabine frère d’Edward, qui présent à la Linnean Society un spécimen de cette nouvelle mouette alors baptisée du nom de son découvreur: Larus sabini ou mouette de Sabine.

 

« Conformément à la coutume d’apposer le nom du découvreur à une nouvelle espèce, cet oiseau a été nommé Larus Sabini. »
Joseph Sabine, 15 décembre 1818

 

 

Un nom latin discuté

De nos jours, le nom scientifique de cet oiseau est Xema sabini. « Sabini » fait toujours référence à son découvreur, mais l’origine de « Xema » est encore discutée. Le mot pourrait venir du grec signifiant « mauvais temps, hiver ». Si certains biologistes classent la mouette de Sabine dans le genre Xema, d’autres pensent qu’il faudrait classer l’espèce dans le genre des laridés (Larus). Le débat reste donc ouvert…
Précisons que le livre référence Handbook of the birds of the world (volume 3), mentionne qu’il existe quatre sous-espèces :

Xema sabini sabini : de l’arctique canadien au Groenland
Xema sabini palaearctica : du Spitzberg à la péninsule de Taïmyr
Xema sabini tschuktschorum : en Tchoukotka
Xema sabini woznesenskii : du gold d’Anadyr à l’Alaska

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