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L’Extrême-Orient russe

A plus de 7000 km de Moscou, tout à l’Est de la Russie, s’étend une vaste région peu connue du grand public et pourtant fascinante. L’Extrême-Orient russe (7 millions de km²) s’étend de la Tchoukotka (au niveau du détroit de Béring) jusqu’au Nord du Japon avec les îles Kouriles.

L’Extrême-Orient russe en images…

Le Kamtchatka :

La région autonome et péninsule volcanique du Kamtchatka, s’étend depuis le nord des îles Kouriles, jusqu’à la Tchoukotka, sur une distance de plus de 1 200 km. Située sur la ceinture de feu du Pacifique, elle présente plus de 250 volcans (certains sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO) dont 29 actifs, ainsi que geysers et sources chaudes. Une nature très préservée offre le spectacle des grizzlis pêchant les saumons ou de la taïga aux couleurs automnales par exemple. Ses populations autochtones (Itelmen, Evens, Koriaks…) sont parmi les plus authentiques et vivent des rennes, des saumons et d’autres ressources naturelles de cet environnement sauvage et rude.

Les voyages s’échelonnent sur une période allant de juin à septembre. Le mois de septembre est idéal car la météo est en général stable, les moustiques très rares et surtout, les couleurs de l’automne rendent les paysages splendides.
Acheminement depuis Paris : Moscou (3h35 de vol), puis Petropavlovsk-Kamtchatski (8h de vol).

• Points forts : biodiversité importante (oiseaux, mammifères, plantes), ours bruns, volcanologie, peuples autochtones, taïga, randonnées
• Points faibles : infrastructures de logement parfois moyennes, il est en principe nécessaire d’être accompagné de quelqu’un parlant le russe

La Tchoukotka :

D’une superficie de plus de 700 000 km², la Tchoukotka se situe au Nord-Est de l’Extrême-Orient russe. C’est la seule région de Russie à la fois ouverte sur l’océan Arctique et sur l’océan Pacifique. Elle marque l’extrémité Est du continent asiatique et fut jusqu’au règne de Pierre le Grand, une contrée quasiment inconnue des européens. C’est suite aux incursions des cosaques et d’expéditions menées par Wrangel, Béring, Cook et d’autres, que la côte de la Tchoukotka fut peu à peu dessinée. De nos jours, les villes principales sont Anadyr et Providenia, mais un peu partout vivent différents peuples autochtones, qu’ils soient chasseurs de mammifères marins ou éleveurs de rennes.
La biodiversité de la région est assez importante tant au niveau des mammifères (ours, cétacés, pinnipèdes, mustélidés…) que des oiseaux (alcidés, plongeons, laridés, limicoles…) et de nombreux sites permettent de réaliser de très belles observations tels les îles Diomèdes, l’île Kolyuchin et la baie. C’est sans doute l’île Wrangel qui est la plus connue des naturalistes, avec la plus forte densité d’ours polaires de Russie, les bœufs musqués, les oies des neiges, le harfang des neiges…

Un voyagiste propose chaque année des voyages en Tchoukotka, de juillet à septembre. Outre le fait qu’il s’agisse de la pleine saison de reproduction pour bon nombre d’oiseaux, il est bien souvent possible de voir de la banquise autour des îles Wrangel et Herald en juillet selon les saisons.

Acheminement depuis Paris : Moscou (3h35 de vol), puis Anadyr (9h de vol).

• Points forts : oiseaux (harfang des neiges, plongeons, alcidés…) et mammifères marins (baleines, ours polaires, morses…), histoire, banquise, détroit de Béring, Cap Dejnev, îles Diomèdes, randonnées

• Points faibles : conditions météos parfois difficiles

La mer d’Okhotsk :

La mer d’Okhotsk est bordée au nord par 3 200 km de côte de la Sibérie orientale, à l’ouest par 1 550 km de côte de l’île de Sakhaline, au sud par 350 km de littoral de l’île japonaise Hokkaido, ainsi que 1 200 km d’îles et d’îlots formant l’archipel des Kouriles. Enfin sur sa partie est, elle est délimitée par 1 400 km de côtes de la péninsule du Kamtchatka. Dépendant administrativement de 4 régions autonomes (Sakhaline, Magadan, Kabarovsk et Kamtchatka), cette mer couvre une superficie d’environ 1 600 000 km² (3 fois la taille de la France).
La mer d’Okhotsk est également caractérisée par d’importants phénomènes d’upwelling ou remontée d’eaux froides des profondeurs, transportant avec elles une quantité considérable de nutriments. Par conséquent, la région est une des plus « productives » au monde. Cette énorme biomasse est une source d’alimentation pour 20 espèces de mammifères marins. C’est ainsi dans la mer d’Okhotsk que se trouvent certains sites de reproduction de lion de mer de Steller, que vit le phoque à rubans, le marsouin de Dall, et plus de 200 espèces d’oiseaux essentiellement représentées par la famille des alcidés (guillemots, stariques et macareux).
Deux villes bordent cette mer : Okhotsk (4 100 habitants) et Magadan (95 000 habitants), avec une économie principalement tournée vers la pêche, la région étant la plus poissonnière au monde (340 espèces de poissons). L’autre secteur économique, est l’industrie du gaz et du pétrole notamment à l’est de l’île Sakhaline.

Le seul voyage actuellement proposé en mer d’Okhotsk, a lieu chaque année au mois de juin. Outre le fait qu’il s’agisse de la pleine saison de reproduction pour bon nombre d’oiseaux, il reste également en général de la banquise dérivante de l’hiver passée.

Acheminement depuis Paris : Moscou (3h35 de vol), puis Yuzhno-Sakhalinsk (8h de vol).

• Points forts : oiseaux et mammifères marins, histoire, randonnées, visite des villes Okhotsk et Magadan, banquise
• Points faibles : parfois du brouillard

Les îles Kouriles :

Les îles Kouriles dessinent une ligne discontinue d’environ 1 200 km de long, reliant le nord du Japon à l’extrémité sud de la péninsule du Kamtchatka en Russie. Cet archipel est composé d’une quarantaine d’îles et îlots, ayant des surfaces variant de quelques mètres carré à 3 200 km² pour Iturup la plus grande île et pour une surface totale de 10 600 km². La formation de ces dernières, est le résultat de l’enfoncement à 6 000 m de profondeur, de la plaque océanique du Pacifique, sous la plaque continentale d’Okhotsk. La région est donc particulièrement instable au niveau tectonique, puisque cette subduction a pour conséquence la formation de volcans (68 aériens et 100 sous-marins), mais aussi de tremblements de terre. Les deux plus hauts sommets sont le volcan Alaïd (2 339 m d’altitude), sur l’île Atlassov à l’extrémité nord de l’archipel et le volcan Tiatia (1 819 m) sur l’île de Kunashir, à l’extrémité sud. Au cours des 19ème et 20ème siècle, les Kouriles passeront à plusieurs reprises sous administration japonaise et russe par plusieurs traités. L’ensemble des îles fait aujourd’hui partie de la Fédération de Russie et compose avec l’île de Sakhaline, l’Oblast (ou région) de Sakhaline. D’un point de vue écologique, cette chaîne d’îles est fabuleuse ! En effet, outre le fait d’être le site de reproduction de nombreuses espèces animales (plus de 2 000 loutres de mer, 950 ours bruns, renards, oiseaux, lions de mer de Steller…), elles forment également un trajet de migration emprunté par de nombreux oiseaux qui passent l’hiver en Asie, avant de retourner sur leur site de reproduction dans le Pacifique nord ou en Arctique. Ainsi, les oiseaux qui ne remontent pas en longeant la côte de la mer d’Okhotsk, empruntent cet enchainement d’îles pour regagner le nord ou le sud.

Les voyages s’échelonnent sur une période allant de juin à septembre. Le meilleur moment pour profiter pleinement des espèces animales locales et migratrices (notamment des oiseaux), sont les mois de mai et juin.

Acheminement depuis Paris : Moscou (3h35 de vol), puis Petropavlovsk-Kamtchatski (8h de vol) ou Yuzhno-Sakhalinsk.

• Points forts : biodiversité importante surtout oiseaux et mammifères marins, loutre de mer, volcans, histoire, randonnées
• Points faibles : parfois du brouillard

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