Hobart

Alors que ma saison ne fait que commencer, arriver à Hobart depuis l’Europe après pas moins de 25 heures d’avion, c’est l’impression d’avoir déjà fait le tour du monde. Un panneau discret vous rappelle d’où vous venez, puisque la ville est jumelée avec… Brest ! Nichée au pied du Mont Wellington (1 271 m) et occupant toute la baie de Sullivan, la ville d’Hobart a été fondée dès le début du XIXème siècle et fût à l’époque tout d’abord une colonie pénitencière. Les populations aborigènes locales furent rapidement décimées par des maladies ou des conflits et peu à peu remplacés par des colons. Une ville se développa autour de son port en eaux profondes, véritable porte ouverte vers les mers du Sud riches en phoques et baleines. En 1875, le nom d’Hobart lui fut donné.

Hobart compte aujourd’hui environ 212 000 habitants, et son économie est tournée vers les activités portuaires, la construction navale, la fabrication de la bière (brasserie Cascade) et du chocolat (usine Cadbury), mais aussi du tourisme. Il faut dire que les alentours de la ville sont connus dans le monde entier : les Craddle Mountains, les parcs nationaux de Freycinet et Maria Island… Et puis, l’île de Tamsmanie est aussi célèbre pour son diable de Tasmanie qui existe bel et bien, puisque c’est un marsupial nocturne d’environ 8 kilos, dont les effectifs sont malheureusement en baisse suite à une terrible maladie.

Le port d’Hobart est également le point de départ vers l’Antarctique, des rotations du navire Aurora Australis de l’institut polaire australien (Australian Antarctic Division), mais également de L’Astrolabe le bateau de l’institut polaire français. D’ailleurs dans l’histoire polaire, la ville est associée à de grands noms : c’est de la que parti il y a 100 ans, le 1er décembre 1911, l’explorateur Douglas Mawson, mais aussi là qu’accosta avec le Fram le norvégien Roald Amundsen le 7 mars 1912. Il envoya alors ce jour depuis la poste centrale, un message annonçant au roi Haakon IVV de Norvège et au monde entier, l’exploit réalisé avec ses 4 compagnons : celui d’avoir atteint le pôle Sud géographique !

A un niveau bien moins héroïque, c’est de là que je partis également le 18 octobre 2005 pour ma première aventure polaire et que de nouveau je vais appareiller demain vers le grand Sud…

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