Rencontre avec la baleine franche du Pacifique

Il est 13h00 aujourd’hui, nous sommes à la passerelle de commandement du navire avec Adam l’ornithologue canadien et discutons oiseaux, nature… Sur le gaillard d’avant, le docteur Robert sorti prendre l’air quelques minutes, nous fait soudainement signe de la main, indiquant une direction par le travers bâbord du navire. Nous saisissons nos jumelles, et voyons jaillir hors de l’eau, là, juste au pied du volcan Alaïd sur l’île Atlasova dans les Kouriles, une grande queue de baleine ! Sa forme nous rappelle étrangement celle d’une baleine vue quelques mois plus tôt en péninsule antarctique. Aucun doute, il s’agit d’une baleine franche, d’autant que celle-ci ne possède pas d’aileron dorsal (caractéristique de cette famille de cétacés). Mais alors, si c’est une baleine franche, il s’agit de la baleine franche du Pacifique (Eubalaena japonica) !!?? Incroyable, nous venons de voir la baleine la plus rare au monde !

Les livres les plus optimistes parlent d’une centaine d’individus, alors que d’autres considèrent qu’il ne resterait que 50 à 60 baleines de cette espèce ! Autant dire que l’observer est une chance rare et précieuse, pour nos yeux éblouis d’une part, mais aussi pour les scientifiques qui les étudient (toute information et photo étant utile pour l’identification et le suivi des individus). Nous passons environ 40 min à proximité de cet individu de 15 à 18 mètres de long pour un poids de 20 à 30 tonnes.
Nous n’en revenons toujours pas d’avoir pu observer cette baleine, tellement nous connaissions la très faible probabilité de la croiser un jour dans son aire de répartition, ici en Extrême-Orient russe. Et tout cela dans un cadre magnifique entre le volcan Alaïd et le volcan Chikurachki…

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