Archives du mois de janvier 2010

L’Ile Petermann

En 1872, alors que les baleines se faisaient rares dans l’Arctique, Eduard Dallmann fut choisi pour explorer les mers australes à bord du navire à vapeur Grönland. Si l’opération eut un faible succès d’un point de vue de la chasse à la baleine, elle permit cependant des découvertes importantes en Péninsule Antarctique, notamment le détroit de Bismarck mais aussi la cartographie des îles Anvers, Brabant, Liège.
C’est au cours de cette expédition allemande menée de 1873-1874, que l’Ile Petermann, située à 65° 06′ sud et 64° 06′ ouest, au sud du Chenal Lemaire et de l’Ile Booth, a été découverte et nommée ainsi en l’honneur du géographe August Petermann. … Lire la suite de l’article

Le Passage de Drake et mes tripes

S’il est un endroit, un passage qui est redouté des visiteurs, scientifiques et autres personnes fréquentant l’Antarctique, c’est bien le Passage de Drake. Celui-ci se trouve exactement entre l’extrémité sud de l’Amérique du Sud et la Péninsule Antarctique, s’étendant ainsi sur 800 kilomètres du Cap Horn à l’Ile Livingston.
La première traversée répertoriée du Passage de Drake, est celle du néerlandais Willem Schouten à bord de l’Eendracht en 1616, soit 38 ans après sa découverte par le navigateur anglais Francis Drake, envoyé par la reine Elisabeth 1er d’Angleterre afin de faire un voyage autour du monde. … Lire la suite de l’article

La Sterne arctique, la plus grande voyageuse au monde

De nouvelles informations sur la migration des oiseaux ont été révélées par une équipe internationale de scientifiques, qui ont confirmé que la Sterne arctique parcourt plus de 70 000 km (les trajets migratoires révélés par l’étude sont compris entre 59 500 à 81 600 km) lors de son voyage de migration annuelle d’un pôle à l’autre.
Des scientifiques du British Antarctic Survey (BAS), du Groenland, du Danemark, des Etats-Unis et d’Islande, ont cartographié les mouvements migratoires de cet oiseau en utilisant des appareils miniaturisés de géolocalisation. Pesant à peine 1,4 g cet appareil hautement spécialisé a été développé spécifiquement pour le suivi des migrations animales. Déjà utilisé sur d’autres animaux tels que les albatros, les manchots et les phoques, ils enregistrent régulièrement l’intensité lumineuse, qui est par la suite utilisée pour générer deux positions géographiques par jour.
Cette étude confirme que la Sterne arctique effectue la plus longue migration annuelle dans le monde ; du Groenland jusqu’à la mer de Weddell en Antarctique, avant de retourner de nouveau dans ses quartiers de reproduction nordiques. … Lire la suite de l’article

Vernadsky station

En 1947, les britanniques construisent sur l’Ile Winter, appartenant à l’archipel des Iles Argentine, la base F. En 1954 cette dernière ferme, c’est également l’année où de nouveaux travaux permettent la construction de ce qui allait devenir la base Faraday. En 1996, l’Ukraine reprend la charge de cette base afin de poursuivre des travaux scientifiques : météorologie, étude de l’atmosphère terrestre, champ magnétique, ozone, sismologie, glaciologie, biologie, écologie… Elle fut ainsi renommée Akademik Vernadsky en l’honneur de Vladimir Vernadsky (1863-1945), minéralogiste et chimiste russe. … Lire la suite de l’article

Port Lockroy

C’est sur l’Ile de Goudier, située à 64°49′S et 63°30′O, que se trouve le site de Port Lockroy découvert par l’explorateur polaire français Jean-Baptiste Charcot lors de son expédition de 1903-1905. Cet endroit a été nommé ainsi en l’honneur d’Edouard Lockroy un politicien français qui aida Charcot lors de son expédition.
Port Lockroy a dans un premier temps servi de base de repli et de réparation des navires pour les phoquiers et baleiniers qui chassaient notamment dans la Baie Wilhelmina. En février 1944, la « base A » a été construite par les britanniques afin de lancer l’opération secrète Tabarin, dans le but de collecter des informations sur l’ennemi et de collecter des données météorologiques. … Lire la suite de l’article