Le vent était annoncé hier soir, d’où le fait que nous nous mettions à l’abri dans la Baie de Cumberland à proximité de la station baleinière de Grytviken. Peu à peu, le vent a augmenté et à minuit, une terrible rafale s’est abattue sur la baie, faisant essuyer au navire une gîte de 22° par rapport au plan horizontal de la mer. Les yeux fixés sur l’anémomètre, l’équipage à la passerelle a vu le chiffre monter et monter encore pour atteindre 158 noeuds soit 271 km/h !! Dans mon lit, je me sens soulevé, tout tombe et se décroche, les placards s’ouvrent, enfin je glisse pour venir cogner le bureau avec l’ensemble du lit qui s’est déplacé de plus d’un mètre de son emplacement d’origine dans la cabine. Le commandant annonce que la situation est sous contrôle, mais l’équipe d’expédition est invitée avec une partie de l’équipage, à ranger un peu le navire. Nous retournons nous coucher, il est une heure du matin. Celles et ceux qui voulaient connaître le vent catabatique, s’en souviendront…
Archives du mois de décembre 2009
On peut observer ce superbe rapace qu’est le caracara en Terre de Feu, au Cap Horn, et bien évidemment aux Iles Malouines où la population a été estimée à 500 couples dans les années 1990 ; ce qui en fait donc l’un des rapaces les plus rares au monde. Il niche soit à découvert au sommet d’une touffe de tussor, soit dans une cavité bien protégée dans une falaise. Mais d’une manière générale, toujours à proximité d’une colonie d’oiseaux (manchots, cormorans…). Il s’est donc spécialisé dans la capture de poussins et de lapins, mais également d’invertébrés glanés lorsqu’il marche dans les prairies des Iles Malouines. … Lire la suite de l’article
Dans mon article précédent, j’évoquais cette période sombre de la Géorgie du Sud avec dans un premier temps la chasse aux phoques, puis celle des baleines. Ces chasses ont non seulement eu pour conséquence la quasi disparition de certaines espèces de baleines, mais également l’introduction des rats de façon totalement involontaire. En effet, dès le début du vingtième siècle, ces rongeurs se sont peu à peu installés en Géorgie du Sud arrivant avec les bateaux, les hommes et le matériel. Bien évidemment, les rats se sont rapidement multipliés bénéficiant des restes de l’exploitation des baleines (graisse, peau, os…) mais également d’un habitat propice (logements des baleiniers, hangars, usines…).
Au milieu du vingtième siècle, les stations baleinières ferment une à une devant la raréfaction des prises. A partir de ce moment-là, les rats doivent trouver une nouvelle source d’alimentation ; ils s’éloignent peu à peu des quartiers occupés par les hommes pour se retrouver dans un milieu totalement différent. Ils arriveront finalement à s’y adapter grâce à la flore et la faune locale. … Lire la suite de l’article
La Géorgie du Sud, voilà un nom qui dans le milieu polaire laisse rêveur. Je crois que quinconque a fréquenté cette île n’en revient jamais indemne. Située à 2 150 kms à l’Est de la Terre de Feu, et à 1 300 kms au Nord Est de la Péninsule Antarctique, la Géorgie a été découverte par un marchand anglais du 17ème siècle alors que celui-ci remontait d’un voyage commercial entre le Chili et l’Europe. Pris dans une tempête, son navire arriva par hasard sur cette île. Celle-ci sera définitivement connue grâce au navigateur anglais James Cook, qui lors du second de ses trois voyages à la recherche de l’Antarctique, prend possession de ce territoire en janvier 1775, qu’il nomme Géorgie en hommage au roi George III du Royaume-Uni. … Lire la suite de l’article







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