25 janvier 2007
y a quelqu'un ?
"si tu ne sais plus où tu vas, souviens-toi d'où tu viens." Lao Tseu
09 décembre 2006
déferlante
la journée a vu des vagues déferler sans un brin de vent : peu habituel ici.
23 septembre 2006
deux cent douze
samedi 23 septembre (extraits de la lettre n° 42 " hallucinant ! ")
" un mois de septembre qui sera sans conteste , le mois du vent... J'ai tenté une petite descente hier après-midi à la manchotière par 135 km/h de vent ; j'y suis arrivé tant bien que mal, mais je n'y suis pas resté longtemps, car il est presque impossible de tenir debout sans appuis au sol et, sur la glace, cela n'est pas très évident. Je me suis retrouvé 3 ou 4 fois par terre balayé par une rafale, mais j'ai regagné mon bureau sans trop de mal. Nous savions tous qu'une grosse dépression se creusait ces jours-ci à l'ouest et devait sans doute nous atteindre bientôt.
En effet, cette nuit, la dépression s'est approchée pour nous toucher au cours de la nuit. Le vent a forci encore et pour la première fois j'ai senti le bâtiment trembler sans relâche toute la nuit ; je me croyais dans un bâteau pris dans une tempête et qui tangue de gauche à droite et plonge et se redresse. Pour moi, aucun doute, nous avions dépassé le record de 169 km/h ! Pourtant j'ai dormi...Ce matin, je me suis précipité au séjour, non seulement pour prendre mon petit déjeuner mais aussi et surtout en espérant y trouver le chef météo. Il n' était malheureusement pas là, mais un petit mot au tableau indiquait : " record de vent, 212 km/h ". A la lecture de ceci, j'étais comme un gosse, j'ai levé les bras au ciel, car comme beaucoup ici, j'attendais ce jour afin de voir, de sentir ce que c'est que de dépasser les 200 km/h. C'est donc fait : nous avons en ce jour de printemps austral atteint un vent record pour notre mission : 212 km/h ! "
à 212 km/h je ne serai pas là !
13 août 2006
Nervous break-up

Samuel au pied du "mât Iono", au sud de l'île des Pétrels.
"(...) Pour tout vous dire, même ces moments-là, difficiles, je
les savoure..."
08 août 2006
Nerveuse dépression

Sâle temps...
Patrick, notre cher chef météo, ne se
trompait donc pas hier soir… Alors que je regagnais ma chambre, je l’ai
croisé, sortant de la sienne. « Alors c’est grand beau demain ? » lui
glissais-je sûr de moi venant de constater dehors un grand ciel étoilé.
« Ah non, demain ça n’est pas bon du tout ! » me lança-t-il.
Et
en effet, au ciel étoilé, a succédé en quelques heures une dépression
qui s’est rapidement creusée pour donner actuellement du vent
atteignant les 110km/h. Un vent violent chargé de la neige tombée il y
a quelques jours qu’il prend plaisir à décaper du sol. Ce matin à la
manchotière, j’ai eu le malheur d’ôter mon masque quelques instants,
mais à peine les yeux grands ouverts j’ai reçu de véritables clous de
glace en plein visage ! J’ai immédiatement remis mon masque, le temps
de pouvoir rouvrir les paupières et de laisser s’échapper une petite
larme de douleur, devant le fouet que je venais de recevoir et qui m’a
littéralement brûlé les yeux. Sur le chemin du retour, Antoine me
glisse à l’oreille, enfin me hurle plutôt à l’oreille, « Pays de con !
».
Rentrés tout juste à midi, nous avons apprécié le boudin
blanc aux pommes, accompagné d’un steak au poivre avec des pommes de
terre et des oignons. A 900m de là, les petits Empereurs grandissent
dans la tourmente.
C’était une matinée presque ordinaire en Terre Adélie…
En photo, le bâtiment séjour qui, selon la force du vent, disparaît parfois totalement du paysage...

Dans la tourmente

Biomar, le laboratoire de Samuel, pris dans la tempête...
27 février 2006
Vive le vent, vive le vent...

27 novembre 2005
Première tempête
Les
signes ne trompaient pas ces derniers jours, et aux environs de 15h le
large s’est peu à peu obscurci pour n'être plus visible un quart
d’heure plus tard, ce qui est très mauvais signe ici. Le vent a vu peu
à peu sa vitesse augmenter, 55km/h à 16h, 86km/h à 18h et 118km/h à 19h
! En ce qui concerne la vitesse du vent, le record appartient à cette
journée du 16 juin 1972, où l’anémomètre de la station a permis de
dépasser les valeurs extrêmes prévues sur les diagrammes alors utilisés
à l’époque. La pointe maximale de ce vent catabatique (dont je
reparlerai dans une prochaine lettre) a été estimée à 88/89m/s ou
320km/h vers 17h30.
Cette
valeur semble d’ailleurs constituer le record mondial de vent fort
mesuré par une station météorologique proche du niveau de la mer. Seuls
des vents mesurés en haute montagne, et ceux mesurés par sondes à
l’intérieur de tornades particulièrement violentes aux USA dépassent
cette valeur.
Souvent,
comme c’est le cas en ce moment, à la tempête se mêlent de véritables «
murs de neige volant » qui fouettent les visages ou les mains mal
protégés, et autant dire que la veste coupe-vent et le masque sont de
rigueur. En quelques heures, des congères se forment un peu partout
atteignant par endroit plus d’un mètre de haut. Et comme vous en
demandez encore et pour vous donner une idée des conditions de
visibilité, durant le repas je ne voyais plus le magasin de vivres
pourtant à seulement 7-8m de la fenêtre où je me trouvais.
J’entends encore un ancien hivernant me dire à table avec un sourire narquois, « n’oublie pas que c’est l’été en ce moment... »
Vivement l’hiver !
Infos de dernière minute :
- notre chère Adèle a pondu un second oeuf 2 jours après l'envoi de la lettre n°12
- un bateau de touristes étrangers est prévu pour le 21 décembre



