Les îles Kouriles

Les îles Kouriles dessinent une ligne discontinue d’environ 1 200 km de long, reliant le nord du Japon à l’extrémité sud de la péninsule du Kamtchatka en Russie. Cet archipel est composé d’une quarantaine d’îles et îlots, ayant des surfaces variant de quelques mètres carré à 3 200 km² pour Iturup la plus grande île et pour une surface totale de 10 600 km². La formation de ces dernières, baptisées Chishima retto (la chaîne des milles îles en japonais) est le résultat de l’enfoncement à 6 000 m de profondeur, de la plaque océanique du Pacifique, sous la plaque continentale d’Okhotsk. La région est donc particulièrement instable au niveau tectonique, puisque cette subduction a pour conséquence la formation de volcans (68 aériens et 100 sous-marins), mais aussi de tremblements de terre (39 tremblements de terre enregistrés rien que dans les Kouriles du sud par exemple en 2011). Les deux plus hauts sommets sont le volcan Alaïd (2 339 m), sur l’île Atlasova à l’extrémité nord de l’archipel et le volcan Tiatia (1 819 m) sur l’île de Kunashir, à l’extrémité sud.

Le premier européen à découvrir les Kouriles et le hollandais Gerritszoon de Vries en 1643. Le cosaque Vladimir Atlassov venu par le Kamtchatka cinquante ans plus tard, permettra peu à peu à la Russie de prendre position dans ces îles. Au cours des 19ème et 20ème siècle, les Kouriles passeront à plusieurs reprises sous administration japonaise et russe par plusieurs traités (Shimoda en 1865, Saint-Pétersbourg en 1875, Portmouth en 1905…). L’ensemble des îles fait aujourd’hui partie de la Fédération de Russie et forment avec l’île de Sakhaline, l’Oblast (ou région) de Sakhaline. La population des Kouriles était d’environ 14 100 personnes en 2005, l’île de Kunashir étant la plus peuplée avec 6 600 personnes.

D’un point de vue écologique, cette chaîne d’îles est fabuleuse ! En effet, outre le fait d’être le site de reproduction de nombreuses espèces animales (plus de 2 000 loutres de mer, 950 ours bruns, renards, oiseaux, lions de mer de Steller…), elles forment également un trajet de migration emprunté par de nombreux oiseaux qui passent l’hiver en Asie, avant de retourner sur leur site de reproduction dans le Pacifique nord ou en Arctique. Ainsi, les oiseaux qui ne remontent pas en longeant la côte de la mer d’Okhotsk, empruntent cet enchainement d’îles pour regagner le nord ou le sud.

Ces îles aux sculptures côtières basaltiques, surmontées de volcans enneigés et empreintes d’une histoire passionnante, méritent vraiment d’être connues.

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