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	<title>Images d&#039;ailleurs par Samuel Blanc</title>
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		<title>Indiens Waraos</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 09:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les indiens du delta de l&#8217;Orénoque sont connus sous le nom de Waraos. Cette nation indienne était constituée encore au début du siècle de 5 ou 6 tribus. Si certaines différences de langue et de type persistent encore suivant la région du delta que l&#8217;on visite, le nom de Waraos est désormais appliqué à l&#8217;ensemble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/03/IndiensWaraos1.jpg" rel="lightbox[4547]"><img style="float: left; margin-right: 20px;"src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/03/IndiensWaraos1-500x375.jpg" alt="" title="Village de Curiapo © Samuel Blanc" width="500" height="375" class="aligncenter size-medium wp-image-4548" /></a>Les indiens du delta de l&#8217;Orénoque sont connus sous le nom de Waraos. Cette nation indienne était constituée encore au début du siècle de 5 ou 6 tribus. Si certaines différences de langue et de type persistent encore suivant la région du delta que l&#8217;on visite, le nom de Waraos est désormais appliqué à l&#8217;ensemble des clans. En fonction des variantes que l&#8217;on peut noter dans la langue Warao, 5 régions peuvent encore se distinguer. Les indiens de la côte vivent de la pêche et de l&#8217;exploitation du palétuvier, ceux de l&#8217;intérieur de la chasse et de l&#8217;exploitation du cœur de palmier.<br />
L&#8217;éthnie Warao est aujourd&#8217;hui plus que jamais en confrontation avec le monde civilisé, à un carrefour important de son évolution. Warao signifie en langue indienne &laquo;&nbsp;le maître de la pirogue&nbsp;&raquo;. Ce terme est très largement justifié. Leur pagaie en bois brasse l&#8217;eau d&#8217;une manière régulière, sans une éclaboussure, dans le silence le plus complet. La pirogue glisse sur l&#8217;eau, tourne sans aucun effort apparent ni changement de rythme, fait marche arrière pour sortir des frondaisons. Très basses sur l&#8217;eau, petites et d&#8217;apparence instables, ces pirogues en mauvais bois ont une durée de vie assez courte, de l&#8217;ordre de 5 à 10 années. Elles sont par contre totalement adaptées au milieu dans lequel elles sont destinées à évoluer. Fines, elles se faufilent dans les canaux les plus encombrés et les plus étroits et, si elles prennent parfois l&#8217;eau, elles ne chavirent pas.</p>
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		<title>Première approche</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 15:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[5°C il y a quelques semaines, 30°C dès 8h30 du matin maintenant, cela fait bien évidemment un choc thermique difficile à gérer au moins pendant les premiers jour, mais j&#8217;avoue que de troquer la veste coupe-vent, les bottes et les gants, pour un short et des sandales restent malgré tout appréciable.
Ce milieu tropical que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/03/Premiere_approche.jpg" rel="lightbox[4539]"><img style="float: left; margin-right: 20px;" src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/03/Premiere_approche-500x333.jpg" alt="Rio affluent du fleuve Orénoque © Samuel Blanc" title="Affluent du fleuve Orénoque © Samuel Blanc" width="500" height="333" class="aligncenter size-medium wp-image-4540" /></a>5°C il y a quelques semaines, 30°C dès 8h30 du matin maintenant, cela fait bien évidemment un choc thermique difficile à gérer au moins pendant les premiers jour, mais j&#8217;avoue que de troquer la veste coupe-vent, les bottes et les gants, pour un short et des sandales restent malgré tout appréciable.<br />
Ce milieu tropical que je découvre est saisissant, riche, avec de multiples facettes. Comprendre son fonctionnement n&#8217;est cette pas chose facile, mais reste passionnant. Après avoir remonté près de 40 kilomètres ce grand fleuve qu&#8217;est l&#8217;Orénoque, nous avons fait une première vraie incursion dans le Rio Arature. Le milieu qu&#8217;on y rencontre est particulier : un mini fleuve à l&#8217;eau saumâtre en raison des sédiments charriés, cerné de part et d&#8217;autres par une végétation exubérante. Celle-ci sert de refuge, lieu de reproduction et d&#8217;alimentation, de nombreux oiseaux, mais aussi de quelques mammifères et reptiles. Ces forêts tropicales recouvrent 7% de la surface de la terre, et supportent 50% de la biodiversité mondiale. Il suffit de consulter les guides de détermination pour s&#8217;en rendre compte : le guide des oiseaux d&#8217;Europe, d&#8217;Afrique du Nord et du Moyen-Orient, est deux fois moins épais que le guide des oiseaux du Vénézuéla qui ne compte pas moins de 900 pages ! Des nouvelles espèces d&#8217;insectes et de plantes sont encore ainsi découvertes chaque année.<br />
Pour les amoureux de la nature et notamment les ornithologues, ce milieu est à rendre fou tellement il y a de choses à identifier, écouter, voir, découvrir&#8230;</p>
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		<title>Direction l&#8217;Orénoque</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 07:47:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après 3 mois passés en Antarctique et alors que je devais y être également au mois de mars, voilà que mon programme change quelque peu, le climat aussi d&#8217;ailleurs&#8230;
Je pars en effet du coté des tropiques et plus particulièrement vers le Delta de l&#8217;Orénoque au Vénézuéla. Avec un débit de 34 000 m3/s, l&#8217;Orénoque est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: left; margin-right: 20px;" src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/CarteVoyageOrenoque-500x354.jpg" alt="" title="" width="500" height="354" class="aligncenter size-medium wp-image-4237" />Après 3 mois passés en Antarctique et alors que je devais y être également au mois de mars, voilà que mon programme change quelque peu, le climat aussi d&#8217;ailleurs&#8230;<br />
Je pars en effet du coté des tropiques et plus particulièrement vers le Delta de l&#8217;Orénoque au Vénézuéla. Avec un débit de 34 000 m3/s, l&#8217;Orénoque est l&#8217;un des fleuves ayant le débit le plus important au monde, après l&#8217;Amazone et le Congo. Au programme, départ de Fort de France, petit passage par Trinidad et Tobago, puis remontée du fleure Orénoque jusqu&#8217;à Puerto Ordaz.<br />
La richesse de la faune de l&#8217;Orénoque est considérable ; on y recense environ 1 300 espèces d&#8217;oiseaux, 300 de mammifères, 250 de reptiles, 500 d&#8217;amphibiens, et je passe les 30 000 espèces de plantes ! C&#8217;est aussi l&#8217;occasion d&#8217;aller à la rencontre des indiens Waraos et des peuplades indigènes des portes de l&#8217;Amazonie. Alors à bientôt pour des nouvelles chaudes cette fois-ci&#8230;</p>
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		<title>Le glacier Mertz se rompt</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 18:27:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une spectaculaire collision serait à l&#8217;origine de la rupture du glacier Mertz en Antarctique à 240 kilomètres de la base française Dumont d&#8217;Urville. C&#8217;est en effet vraisemblablement un iceberg gigantesque (95 kms de long sur 20 kms de large) nommé B9B qui aurait percuté mi-février la langue du glacier Mertz.
Mais revenons en arrière ; ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une spectaculaire collision serait à l&#8217;origine de la rupture du glacier Mertz en Antarctique à 240 kilomètres de la base française Dumont d&#8217;Urville. C&#8217;est en effet vraisemblablement un iceberg gigantesque (95 kms de long sur 20 kms de large) nommé B9B qui aurait percuté mi-février la langue du glacier Mertz.<br />
Mais revenons en arrière ; ce glacier tire son nom de Xavier Guillaume Mertz, explorateur suisse décédé en Antarctique alors qu&#8217;il effectuait un raid d&#8217;exploration au cours de l&#8217;expédition Aurora de 1911 à 1914, sous la direction de <a href="http://www.sblanc.com/2222-au-pays-du-blizzard">Douglas Mawson</a> et du lieutenant Belgrave Edward Sutton Ninnis. Ce raid est un des plus terrible de l&#8217;histoire de l&#8217;exploration antarctique ; après la disparition de Ninnis dans une crevasse entraînant avec lui six chiens, la plupart des rations, la tente et d&#8217;autres fournitures essentielles, c&#8217;est Mertz qui décèdera le 7 janvier 1913. Il fut la première personne dont la cause de la mort a été répertoriée comme « Hypervitaminose A ». En effet, en raison de la disparition de leur nourriture suite à l&#8217;accident de Ninnis, Mawson et Mertz durent manger leurs chiens ce qui provoquera un empoisonnement à la vitamine A à cause des foies des chiens. Depuis, sur les cartes de l&#8217;Antarctique, deux glaciers portent des noms dorénavant connus ; celui de Ninnis et celui de Mertz.<br />
Ce dernier est un courant glaciaire particulièrement crevassé, d&#8217;environ 72 kms de long sur 32 kms de large, se terminant par une langue de glace mesurant jusqu&#8217;à présent environ 160 kms de long. C&#8217;est cette langue de glace (ne mesurant maintenant plus que 80 kms de long), qui s&#8217;est rompue suite à la collision avec l&#8217;iceberg B9B, créant ainsi un nouvel iceberg de 78 kms de long sur 33 à 39 kms de large.<br />
Le glacier Mertz est suivi depuis près de 15 ans par les scientifiques du programme CRACICE (Collaborative Research into Antarctic Calving and ICeberg Evolution) qui étudient l’évolution des glaciers côtiers de l’Antarctique et les mécanismes de formation des icebergs. L’équipe suivait en particulier le développement des crevasses transverses qui s’étaient quasiment rejointes lorsque l’iceberg B9B est venu impacter le flanc Est de la langue de glace entraînant la séparation finale. Ces études font appel aux images satellite et à un réseau de balises GPS déployé sur le glacier à partir des moyens mis en œuvre par l’<a target=_blank href="http://www.institut-polaire.fr/">Institut polaire français</a> (notamment des hélicoptères et le navire L&#8217;Astrolabe).<br />
Les trois cartes ci-dessous montrent parfaitement l&#8217;évolution entre le 7 et le 20 février 2010.</p>
<p><img src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/glacier-Mertz-Iceberg-B9B-1-500x375.jpg" alt="" title="Glacier Mertz et iceberg B9B © Neil Young" width="500" height="375" class="aligncenter size-medium wp-image-4351" /><img src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/glacier-Mertz-Iceberg-B9B-2-500x375.jpg" alt="" title="Glacier Mertz et iceberg B9B © Neil Young" width="500" height="375" class="aligncenter size-medium wp-image-4353" /><img src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/glacier-Mertz-Iceberg-B9B-3-500x375.jpg" alt="" title="Glacier Mertz et iceberg B9B © Neil Young" width="500" height="375" class="aligncenter size-medium wp-image-4354" /></p>
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		<title>Neko pour finir en apothéose</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 16:22:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et bien voilà, il fallait bien que ça se termine un jour. Déjà plus de deux mois que j&#8217;ai quitté la France, alors que j&#8217;ai l&#8217;impression de n&#8217;être parti qu&#8217;hier. Une nouvelle saison en Antarctique se termine ce jour même puisque nous remontons depuis quelques heures le Passage de Drake en direction d&#8217;Ushuaia. Quelle saison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/NekoHarbour.jpg" rel="lightbox[4260]"><img style="float: left; margin-right: 20px;" src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/NekoHarbour-500x333.jpg" alt="" title="Neko Harbour © Samuel Blanc" width="500" height="333" class="aligncenter size-medium wp-image-4261" /></a>Et bien voilà, il fallait bien que ça se termine un jour. Déjà plus de deux mois que j&#8217;ai quitté la France, alors que j&#8217;ai l&#8217;impression de n&#8217;être parti qu&#8217;hier. Une nouvelle saison en Antarctique se termine ce jour même puisque nous remontons depuis quelques heures le Passage de Drake en direction d&#8217;Ushuaia. Quelle saison et que de souvenirs ;  les Baleines à bosse du Détroit de Gerlache, les Léopards de mer à Pléneau, les icebergs tabulaires de la Mer de Weddell, les dizaines de milliers de manchots de la Géorgie du Sud ou encore de Baily Head, les lumières rasantes du Neumayer, le bleu des glaces de la Baie Paradis&#8230; Ce soir, se sont les teintes rosées sur les glaciers de l&#8217;Ile Brabant et les derniers icebergs tout d&#8217;ocre vêtus qui nous ont accompagné sur notre route vers le Nord.<br />
Mais avant cela, cet après-midi il y avait le mythique, le majestueux, le légendaire Neko Harbour en guise de dernière escale. Un Neko Harbour comme je l&#8217;aime : sous un soleil radieux, sans vent, enveloppé dans un beau ciel bleu. J&#8217;y étais bien au milieu des derniers poussins de Manchots papous de la saison, des craquements du glacier, des bruits de l&#8217;eau&#8230;<br />
Certains l&#8217;auront peut-être remarqué, mais je rentre en effet un mois avant ce qui était initialement prévu. Il faut dire qu&#8217;un petit changement de dernière minute m&#8217;a fait écourter ma saison, je vous en reparle dans quelques jours&#8230;<br />
Permettez-moi en guise de conclusion, de laisser la place au Commandant Charcot puisque nous étions sur ses terres : « <em>Pendant que je regarde vers le large, le soleil se couche insensiblement, les teintes bleues si variées et si douces des icebergs sont devenues plus crues, bientôt le bleu foncé des crevasses et des fentes persiste seul, puis graduellement succède avec une douceur exquise une teinte maintenant rose et c’est tellement beau, qu’en me demandant si je rêve, je voudrais rêver toujours. On dirait les ruines d’une énorme et magnifique ville tout entière du marbre le plus pur, dominée par un nombre infini d’amphithéâtres et de temples édifiés par de puissants et divins architectes. Le ciel devient une coquille de nacre où s’irisent, en se confondant sans se heurter, toutes les couleurs de la nature… Sans que je m’en aperçoive, la nuit est venue et lorsque Pléneau, en me touchant l’épaule, me réveille en sursaut de cette contemplation, j’essuie pertinemment une larme, non de chagrin, mais de belle et puissante émotion.</em> »</p>
<p>La même émotion qui me gagne ce soir alors que la nuit tombe et que cet Antarctique que j&#8217;affectionne tant s&#8217;éloigne&#8230;</p>
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		<title>Antarctic Sound</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:18:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce passage qu&#8217;est l&#8217;Antarctic Sound ou le Détroit Antarctic, marque le lien entre la Mer de Bransfield et celle de Weddell, d&#8217;un coté et de l&#8217;autre de la Péninsule Antarctique.
L&#8217;orthographe Antarctic avec un &#171;&#160;c&#160;&#187; à la fin et non &#171;&#160;que&#160;&#187; est juste puisqu&#8217;il s&#8217;agit du nom du navire utilisé par l&#8217;expédition suédoise menée par Otto [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/20100215_173354.jpg" rel="lightbox[4245]"><img style="float: left; margin-right: 20px;" src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/20100215_173354-500x333.jpg" alt="" title="Dans la glace dans l&#039;Antarctic Sound © Samuel Blanc" width="500" height="333" class="aligncenter size-medium wp-image-4247" /></a>Ce passage qu&#8217;est l&#8217;Antarctic Sound ou le Détroit Antarctic, marque le lien entre la Mer de Bransfield et celle de Weddell, d&#8217;un coté et de l&#8217;autre de la Péninsule Antarctique.<br />
L&#8217;orthographe Antarctic avec un &laquo;&nbsp;c&nbsp;&raquo; à la fin et non &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; est juste puisqu&#8217;il s&#8217;agit du nom du navire utilisé par l&#8217;expédition suédoise menée par Otto Nordenskjöld en 1902 sous le commandement de Carles Antoine Larsen.<br />
Mais ce 15 février, le détroit fut bloqué par un grand nombre d&#8217;icebergs et une glace très dense ne nous permettant pas d&#8217;accéder en Mer de Weddell. Nous sommes donc restés quelques heures à errer dans ce dédale absolument féérique de glace avec un Léopard de mer, quelques Orques épaulards et même pendant quelques fractions de secondes, un Manchot empereur. Pour ce dernier voyage de la saison, la Mer de Weddell s&#8217;est donc faite timide&#8230; Rendez-vous l&#8217;année prochaine.</p>
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		<title>En Mer de Weddell</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 09:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un nouveau voyage en Péninsule Antarctique se termine aujourd&#8217;hui&#8230; Nouveau et dernier départ ce soir avant la fin de la saison le 22 février. Au programme de cette semaine passée, il y avait notamment une belle navigation dans la Mer de Weddell. Cette mer tire son nom du marin anglais James Weddell qui la découvrit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un nouveau voyage en Péninsule Antarctique se termine aujourd&#8217;hui&#8230; Nouveau et dernier départ ce soir avant la fin de la saison le 22 février. Au programme de cette semaine passée, il y avait notamment une belle navigation dans la Mer de Weddell. Cette mer tire son nom du marin anglais James Weddell qui la découvrit en 1823. L&#8217;écossais William S. Bruce l&#8217;explora presque entièrement entre 1902 et 1904. Une des particularité de cette mer, réside dans le fait qu&#8217;elle transporte énormément de glace et notamment de grands icebergs tabulaires provenant des <a href="http://www.sblanc.com/1818-ice-shelf-ou-plateforme">plateformes de Larsen et Ronne</a>.</p>
<p><a href="http://www.sblanc.com/4229-en-mer-de-weddell"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Pléneau</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 09:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[pleneau]]></category>

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		<description><![CDATA[Située à l&#8217;extrémité du sud du Chenal Lemaire et à proximité de l&#8217;Ile Booth, l&#8217;Ile Pléneau est encore liée à l&#8217;expédition française menée par Jean-Baptiste Charcot en 1903-1905, puisqu&#8217;elle porte le nom du photographe de l&#8217;expédition : Paul Pléneau.
Les seuls habitants de cette île sont les Manchots papou avec environ 500 couples, mais il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/Pleneau.jpg" rel="lightbox[4210]"><img style="float: left; margin-right: 20px;" src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/Pleneau-500x333.jpg" alt="" title="Iceberg à Pléneau © Samuel Blanc" width="500" height="333" class="aligncenter size-medium wp-image-4211" /></a>Située à l&#8217;extrémité du sud du Chenal Lemaire et à proximité de l&#8217;Ile Booth, l&#8217;Ile Pléneau est encore liée à l&#8217;expédition française menée par Jean-Baptiste Charcot en 1903-1905, puisqu&#8217;elle porte le nom du photographe de l&#8217;expédition : Paul Pléneau.<br />
Les seuls habitants de cette île sont les Manchots papou avec environ 500 couples, mais il est également fréquent d&#8217;y apercevoir quelques Eléphants de mer et Otaries à fourrure. L&#8217;intérêt principal de l&#8217;Ile Pléneau réside notamment dans le fait qu&#8217;au nord, se trouve un cimetière d&#8217;icebergs. C&#8217;est en effet en raison d&#8217;eaux peu profondes, qu&#8217;un grand nombre de ces géants de glace viennent s&#8217;échouer ici pour le plus grand plaisir des yeux. Et parfois pour les plus chanceux, une baleine fait surface, un Léopard de mer joue près des embarcations et quelques Phoques crabiers se prélassent sur un morceau de glace.<br />
Pléneau reste pour moi avec <a href="http://www.sblanc.com/647-neko-harbor">Neko Harbour</a>, les deux plus beaux sites de la Péninsule Antarctique.</p>
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		<title>Le Phoque crabier</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 09:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mammifère]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[crabeater seal]]></category>
		<category><![CDATA[lobodon carcinophaga]]></category>
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		<description><![CDATA[J.B. Hombron et H. Jacquinot publièrent en 1842 sous le nom de Phoca carcinophaga un dessin de phoque d’après la peau et le crâne d’un individu collecté entre les îles Sandwich du Sud et Orcades du sud, par les corvettes l’Astrolabe et la Zélée entre 1837 et 1840 sous le commandement de Dumont d’Urville. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/PhoqueCrabier.jpg" rel="lightbox[4201]"><img style="float: left; margin-right: 20px;"src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/PhoqueCrabier-500x333.jpg" alt="" title="Phoques crabier © Samuel Blanc" width="500" height="333" class="aligncenter size-medium wp-image-4203" /></a>J.B. Hombron et H. Jacquinot publièrent en 1842 sous le nom de <em>Phoca carcinophaga</em> un dessin de phoque d’après la peau et le crâne d’un individu collecté entre les îles Sandwich du Sud et Orcades du sud, par les corvettes <em>l’Astrolabe</em> et la<em> Zélée</em> entre 1837 et 1840 sous le commandement de Dumont d’Urville. En 1853, H. Jacquinot et J. Pucheran publiaient une description du Phoque crabier désigné sous le nom de <em>Lobodon carcinophaga</em>, car en 1844 Gray avait créé le genre Lobodon. Ce nom de genre provient du grec lobos : « lobe » et odus : « dent » en référence à la morphologie lobée de certaines de ces dents. Son nom spécifique provient également du grec karkinos signifiant « crabe » et phagein voulant dire « mangeur » car on croyait que ce pinnipède ne se nourrissait que de crabes, ce qui est totalement faux. A l&#8217;époque on pensait cela en raison de carapaces de couleur rougeâtres trouvées dans des excréments sur la banquise, en fait il s&#8217;agissait de peau de krill et non de crabe. Ce nom de Phoque crabier est donc resté, mais on sait maintenant que celui-ci ne mange presque que du krill.</p>
<p>Le Phoque crabier est le plus abondant des pinnipèdes du monde. On estime sa population à 13 millions d’individus, ce qui représente un chiffre supérieur à l’ensemble des autres espèces de phoques. Sa répartition s’étend tout autour du continent antarctique. On le trouve en très grand nombre au cours de l’été austral à l’ouest de la péninsule (Terre de Graham) et dans la partie sud de la Mer de Ross.</p>
<p>Ce phoque peut mesurer jusqu’à 2m60 et peser jusqu’à 225 kg. Les femelles sont généralement plus grosses que les mâles. Le corps est relativement svelte, élancé et de forme hydrodynamique. La tête arbore un museau allongé, légèrement pointé vers le haut ou en forme de groin, les coins de la bouche sont horizontaux. La fourrure est marron-blanc crémeux uniforme. L’animal est souvent couvert de cicatrices (sur environ 63% des individus) laissées par des attaques de Léopard de mer, comme sur cette photo.</p>
<p>Pour cette espèce monogame, la femelle commence à s’accoupler à l&#8217;âge de 3 ans, le mâle est mature entre 3 et 6 ans. La mise-bas a lieu principalement à la mi-octobre sur la glace dérivante au sein d’un territoire de 50 m de rayon défendu par le mâle. La période de lactation est très courte (4 semaines). L’accouplement a lieu au moment du sevrage, peut-être sur la glace.</p>
<p>L’âge maximum enregistré chez cette espèce est de 29 ans, mais on pense que la longévité pourrait atteindre au moins 35 ans. Les seuls prédateurs du Phoque crabier sont les Léopards de mer et surtout les Orques. Il a été exploité lors de la campagne de chasse aux phoques des Norvégiens en 1964. Actuellement, le Phoque crabier ne subit aucune exploitation humaine, protégé notamment par la Convention pour la protection des phoques de l&#8217;Antarctique.</p>
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		<title>Le redouté Cap Horn</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 09:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Grand Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[cabo de hornos]]></category>
		<category><![CDATA[cap horn]]></category>
		<category><![CDATA[cape horn]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est à l&#8217;extrémité sud de la Terre de Feu, dans l&#8217;archipel des Iles Hermite que se situe l&#8217;Ile Horn, marquant ainsi la limite entre trois océans : l&#8217;Austral, le Pacifique et l&#8217;Atlantique.
Au début des années 1600, c&#8217;est la Compagnie néerlandaise des Indes orientales qui a le monopole de tous les transports marchands hollandais via le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/CapHorn.jpg" rel="lightbox[4219]"><img style="float: left; margin-right: 20px;"src="http://www.sblanc.com/wp-content/uploads/2010/02/CapHorn-500x333.jpg" alt="" title="Cap Horn © Samuel Blanc" width="500" height="333" class="aligncenter size-medium wp-image-4218" /></a>C&#8217;est à l&#8217;extrémité sud de la Terre de Feu, dans l&#8217;archipel des Iles Hermite que se situe l&#8217;Ile Horn, marquant ainsi la limite entre trois océans : l&#8217;Austral, le Pacifique et l&#8217;Atlantique.<br />
Au début des années 1600, c&#8217;est la Compagnie néerlandaise des Indes orientales qui a le monopole de tous les transports marchands hollandais via le détroit de Magellan et le cap de Bonne-Espérance, les deux seules routes connues à l’époque pour rejoindre l&#8217;Extrême-Orient. Dans sa quête d’une voie alternative le marchand hollandais Jacob Le Maire, accompagné du navigateur Willem Schouten, prit le large en direction de la Terre de Feu dans le but d’explorer le passage suggéré par Francis Drake.<br />
L&#8217;expédition, grandement soutenue par la ville hollandaise de Hoorn, partie en mai 1615. Le premier navire le <em>Hoorn</em> fut détruit en Patagonie à la suite d&#8217;un accident, mais le second, le <em>Eendracht</em> doubla le cap en janvier 1616.<br />
Du 18ème siècle, jusqu’au début des années 1900, le cap Horn fut l&#8217;un des points de passage des routes commerciales qui assuraient une large part des échanges de marchandises autour du globe. Les navires chargés de coton, de céréales et d’or en provenance d’Australie passaient au large du cap Horn pour retourner en Europe et ainsi terminer leur périple autour du monde. Le Horn a fait payer un lourd tribut à beaucoup de ces navires, qui parfois ne sortaient pas indemnes de sa dangereuse traversée.<br />
La tradition voulait qu’un marin victorieux du passage du Horn (un « Cap-hornien ») puisse porter un anneau en or sur son oreille gauche, car c’est de ce côté que l’on longe le cap lors de la traversée d’ouest en est, le sens considéré comme classique. L’autre privilège était de pouvoir dîner avec un pied sur la table, la possibilité d’y mettre le deuxième étant réservé aux marins ayant également passés le cap de Bonne-Espérance. Une autre coutume veut aussi qu’un marin ayant passé à la voile les trois caps (Horn, Leeuwin et Bonne-Espérance) gagne le privilège de « pisser et de cracher contre le vent ».<br />
Donc à ce jour, si j&#8217;ai bien suivi toutes ces traditions, il ne me reste qu&#8217;à me faire percer l&#8217;oreille gauche. Après le Cap Horn et celui de Leeuwin, je ne peux malheureusement pas encore me permettre de &laquo;&nbsp;pisser et cracher face au vent&nbsp;&raquo; puisque je n&#8217;ai franchi le cap de Bonne-Espérance qu&#8217;en avion. Mais à choisir&#8230; euh&#8230; comment dirai-je ?? Surtout que c&#8217;est venté ici&#8230;</p>
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