Archives du mois de juin 2009

Différences entre un manchot et un pingouin

L’article ci-dessous qui aborde les différences entre un manchot et un pingouin, a été réalisé par les élèves de la classe de CP/CE1 de l’école du Cheylas.

En anglais, on appelle « penguin » les manchots alors quand on traduit les livres en français, comme le mot « penguin » ressemble beaucoup au mot pingouin, il y a beaucoup d’erreurs.
En fait, ces deux oiseaux ne sont même pas de la même famille. Ce sont tous les deux des oiseaux marins et leurs plumages sont principalement en noir et blanc mais ils ne vivent pas du tout au même endroit ! Les pingouins vivent dans l’hémisphère nord et les manchots dans l’hémisphère sud. Ils ne se rencontrent jamais et il n’y a pas d’ours polaire du côté des manchots ! Le manchot qui vit le plus haut, le plus près de l’Equateur, c’est le manchot des Galápagos.
Les manchots ne volent pas alors que les pingouins volent. En fait, l’ancêtre des manchots volait. En plus, c’était le même ancêtre que l’ancêtre de l’albatros et du pétrel qui sont des champions du vol ! Le manchot empereur mesure 1m20 et son plus grand ancêtre mesurait 1m80. Mais le manchot n’avait pas de prédateurs quand il était sur la terre ou sur la glace alors ses ailes ne lui servaient à rien pour voler. Donc elles se sont transformées petit à petit en ailerons. Et c’est très bien car le manchot a besoin de bien nager pour attraper ses proies et pour échapper à ses prédateurs ! Donc, les manchots sont de très bons nageurs, ils savent même marsouiner ! En fait on dirait même qu’ils volent sous l’eau ! Ils peuvent plonger plus profondément et plus longtemps que les pingouins, ils nagent aussi plus vite qu’eux. Le record de plongeon du Manchot empereur est de 400 m pour une durée de 18 minutes.
Ce qui est compliqué, c’est qu’il y a un autre oiseau qui a disparu, qui s’appelait le grand pingouin. Il vivait en Arctique et lui aussi était incapable de voler ! Mais c’était un oiseau de la famille des pingouins.
Les manchots et les pingouins se regroupent en colonies pour s’accoupler et nicher. Les pingouins choisissent souvent des falaises parce que comme ça, ils se mettent à l’abri des prédateurs. Comme ils peuvent s’envoler, c’est facile pour eux ! Les manchots, eux, peuvent nicher sur la glace, sur les rochers ou les plages… Il y a même des manchots qui peuvent sauter pour grimper, ce sont les gorfous sauteurs.

Pingouin torda - © Rachel Bilodeau - http://pbase.com/rachelita / Manchot Adélie - © Samuel Blanc

Découverte de nouvelles colonies de Manchots empereurs en Antarctique

C’est en 1775 que le biologiste polonais George Forster, alors naturaliste à bord de l’expédition de Cook, fit les premiers dessins de Manchots empereurs. Il faudra attendre 1840 pour que le premier œuf de cette espèce soit découvert sur de la glace dérivante, par l’expédition de James Clark Ross. C’est finalement en 1902 ,non loin du Cap Crozier en Mer de Ross, que fût repérée par hasard, la première colonie de Manchots empereurs en Antarctique. Au cours de l’hiver 1911, trois membres de l’expédition du britannique Scott : Wilson, Bowers et Cherry-Garrard, se lancent alors sur la banquise pour accéder à cette colonie et y mener les premiers travaux de recherche.
Au fur et à mesure des différentes expéditions en Antarctique, de nouvelles colonies sont découvertes : l’australien Mawson en 1914 sur la côte ouest, Shackleton en 1915 du coté de la Mer de Weddell, une expédition anglaise en 1948 en Péninsule Antarctique, puis les français en Terre Adélie en 1950.
Les dernières colonies ont été découvertes…ces derniers mois par satellite ! En effet, des images analysées par des scientifiques du British Antarctic Survey et de l’Australian Antarctic Division sont formelles, il y a dorénavant 38 colonies de Manchots empereurs en Antarctique. Sur ces 38, 10 sont nouvelles, 6 qu’on pensait existantes n’existent pas ou on disparues, et 6 se sont déplacées de plus de 10 kilomètres. Sur ces photos vues de l’espace, se sont les taches sombres, issues du guano des manchots bien repérable sur la banquise blanche, qui ont permis d’identifier ces colonies. La technique semble fiable, puisque la présence d’une colonie a été confirmée par les scientifiques de la base anglaise de Halley, et une seconde par un navire d’un tour operator présent dans la zone. Il se peut que d’autres colonies jusqu’alors inconnues existent, car comme l’expliquent les scientifiques, la photo par satellite n’est pas assez précise pour identifier des colonies de moins de 500 couples (estimation). Autre limite, il n’est pas possible de connaître de façon précise le nombre exact de manchots pour chaque colonie.
Cartes des nouvelles colonies découvertes