À Dédé et Monique

C’est à 70° Sud que j’apprends ce matin par e-mail, outil formidable mais dont on aimerait parfois ne pas recevoir certaines nouvelles, le décès de celui que l’on appelait tous Dédé, sans oublier également celui de Monique.
Quelle tristesse d’apprendre cela d’aussi loin et de ne pouvoir être présent aux côtés de leurs familles et amis. Ces disparitions m’affectent profondément et j’ai découvert pour la première fois en rejoignant ma tente ce matin pour y chercher un peu de quiétude, que même composées de sel, les larmes pouvaient geler sur le visage. Sans doute se figent-elles pour nous rappeler que les mémoires ne s’effacent jamais, que tous les bons moments à vos cotés restent ancrés au plus profond de nous. Des rires permanents de Dédé, aux excellents choux de Monique, sans parler bien évidemment de tout le reste… je tenais à vous envoyer de l’autre bout du monde une grande pensée glacée, mais donc éternelle, à vous deux. Finalement c’est le type de nouvelle que je ne pouvais pas recevoir ailleurs qu’en Antarctique. Elle invite à la quiétude, la force, l’intimité, et le silence majestueux : ce dont j’ai besoin en cette bien triste journée ! À Dédé et Monique…

2 réponses
  1. Diti dit :

    J’ai toujours eu du mal à regretter la perte d’un être cher, surtout si je ne le connais pas et que cela arrive à quelqu’un d’autre. Mais je suis un sentimental (y’a qu’à voir comment j’ai pleuré en regardant WALL•E) et avoir lu ceci a eu quand même un petit effet…

    J’envoie quand même tous mes vœux à leur famille et amis qui, je pense, souffrent de cette perte.

  2. blanchon dit :

    J’avais déjà lu que, dans le désert, celui venu du chaud comme celui venu du froid, les larmes ont cette chance inouïe d’être séchées par le soleil comme par le gel. Si dans la peine, la distance se fait encore plus grande ; si André et Monique nous manquent : tu as ce soir, à 70°S, dans le même ciel que nous ici des étoiles qui brillent. Et puis tu sais comme moi, que… »l’automne raconte à la terre les feuilles qu’elles à prêtées à l’été ». (Georg Lichtenberg XVIII°s)

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