Espacés de 30 à 60 cm les uns des autres, les pieds de tussok forment une base large à partir de laquelle poussent des tiges de 1 à 2 m de longueur particulièrement résistantes aux vents violents des contrées du grand sud. A maturité, la base chargée de racines prend de plus en plus d’ampleur. Les feuilles vertes forment une touffe qui se dessèchent progressivement pouvant attachées au pied plusieurs années. Le tussok est un exemple caractéristique d’adaptation au milieu subantarctique. L’occupation des sols se cantonne à la frange côtière pour une raison simple : bien que le tussok n’ait pas un besoin important d’apport salin, il le tolère très bien et profite pleinement des éléments nutritionnels de la mer. Cette plante est un remarquable habitat pour bon nombre d’espèces animales, chaque étage de cette dernière est occupé entre 1 et 2 m sous la terre, et 2 et 3 m au-dessus du sol. Les petits pétrels se partagent le sous-sol avec le Manchot de Magellan. Au niveau du sol, des espèces comme les Ouettes, le Canard vapeur, ou les Gorfous, utilisent le solide pied comme protection contre les intempéries. De petits passereaux tels les troglodytes et le cynclode utilisent les fissures dans le pied de la plante pour nidifier. Plus haut dans le sommet, entre la base des feuilles, viennent nicher le Héron bihoreau, ou le Caracara strié. Il est fréquent d’observer également des mammifères marins faire une sieste dans le tussok comme les Otaries ou encore les Éléphants de mer.
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